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Les cartes ne sont pas issues de mesures du bruit, mais de calculs informatiques sur la base de données recueillies auprès des différents acteurs d’émissions sonores.

Ces données sont généralement estimées et forfaitisées, ce qui induit donc une certaine marge d’incertitude dans leur traitement.

Pour en savoir plus sur les données et sources de bruits prises en compte dans l'élaboration des cartes, nous vous proposons de découvrir quelques exemples de recueil de données.

Question 1

D’après vous, la fluidité du trafic routier est-elle une donnée devant être prise en compte dans l'élaboration des cartes ?

Oui, la fluidité du trafic routier a un impact sur l’émission sonore des véhicules, cette donnée est donc prise en compte dans l’étude des bruits routiers, tout comme :

  • la largeur de la voie,
  • le débit horaire par période (jour, soir, nuit),
  • le pourcentage de poids-lourds par période,
  • la vitesse,
  • le type de revêtement,
  • la présence de rampes.

Question 2

D’après vous, le type de rail d’une voie ferrée est-elle une donnée devant être prise en compte dans l'élaboration des cartes ?

Oui, le type de rail d’une voie ferrée a un impact sur l’émission sonore au passage des trains, cette donnée est donc prise en compte dans l’étude des bruits ferroviaires.

Les données collectées sont :

  • la nature du trafic (nombre et type de circulation),
  • les vitesses de circulations,
  • la nature de la superstructure (type de rails, types de traverses, …)
  • la présence d’ouvrages d’art métalliques.

Question 3

D’après vous, le trafic aérien pris en compte dans l'élaboration des cartes concerne-t-il tous les avions circulant au-dessus du territoire d’étude ?

Non, uniquement les avions décollant ou atterrissant à proximité du territoire d’étude.

La modélisation des cartes se base sur les données spécifiques à chaque aéroport ou aérodrome du territoire d’étude, collectées pour les indicateurs Lden et Ln.

Les paramètres d’entrée influant sur le bruit des avions sont notamment :

  • le trafic,
  • les trajectoires,
  • la topographie et les conditions météorologiques.

Question 4

D’après vous, les activités industrielles sont-elles toutes prises en compte dans l'élaboration des cartes ?

Non, les activités industrielles peu bruyantes ne sont pas modélisées dans les cartes.

Pour l’étude, un référentiel spécifique a été créé pour associer une catégorie de bruyance de 1 à 3 à chaque type d’activité industrielle :

  • catégorie 1 : niveau sonore faible / 50 dB(A) (non modélisé),
  • catégorie 2 : niveau sonore moyen / 55 dB(A),
  • catégorie 3 : niveau sonore fort / 60 dB(A).

Seules les catégories 2 et 3 ont été prises en compte dans la modélisation des cartes.

Question 5

D’après vous, les données géographiques, démographiques et climatiques sont-elles également nécessaires à l’élaboration des cartes ?

Oui, ces trois données sont nécessaires à l’élaboration des cartes.

Les données géographiques permettent de localiser les industries et les voiries routières et ferroviaires. Elles incluent également les éléments pouvant avoir une influence sur la propagation sonore : bâtiments, ouvrages de protection phonique (écrans et murs antibruit), relief, ponts et étendues d’eau.

Les données démographiques rendent compte de la répartition des populations sur le territoire et permettent l’évaluation du nombre d’habitants soumis à chaque classe de niveau de bruit. Ainsi, il est possible grâce aux cartes d’estimer le nombre d’habitants et d’établissements sensibles (santé et enseignement) situés dans des zones bruyantes.

Les données climatiques modifient les conditions de propagation du bruit.